Carine Khalifé est une artiste visuelle qui travaille à Montréal. Elle peint, dessine et anime. 

Pendant sa formation à l’École supérieure d’art graphique Penninghen à Paris se manifeste un besoin viscéral de s’exprimer par le dessin. Ses premiers instincts artistiques la portent vers un expressionnisme figuratif qui constitue, encore aujourd’hui, l’un des ressorts principaux de son travail.

L’art du portrait, influencé par Chaïm Soutine, Lucian Freud ou Helena Schjerfbeck, constitue la clé de voûte de sa recherche de la représentation d’une intériorité qui dérange et questionne le spectateur sur ses propres vulnérabilités physiques et psychologiques. 

Dans la série «Les dévotions», la trace du crayon révèle des visages qui se dérobent dans le même geste. L’artiste y saisit un moment de vacillement, où une vérité se révèle dans un tourbillon éphémère.

Les peintures, plus instinctives, engagent davantage le corps de l’artiste dans la matière et la couleur. Ces portraits imaginaires affichent une dureté déstabilisante tant par la distorsion de leurs traits que leurs regards indéchiffrables. 

La peinture s’anime aussi chez Carine, qui a produit, réalisé et animé plusieurs vidéoclips, parmi lesquels Blown Minded, de Young Galaxy, et Go Downtown, de J. J. Cale. 
Son minutieux travail d’animation à la peinture sur verre, remarqué et salué par la critique, a posé le premier jalon d’une recherche de textures en mouvement. Carine y revisite les techniques de peinture sur verre prisées par les artistes québécois des années 1960-70. Elle confronte ainsi les procédés traditionnels de peinture et de dessin à l’immensité des possibilités offertes par la technologie.

Également directrice artistique, Carine participe à de nombreuses installations muséales, interactives ou à grand déploiement, comme le spectacle son et lumière Lumières du Nord, projeté sur la façade du Parlement d’Ottawa, et le spectacle immersif La mer intérieure à Alma, au Lac Saint-Jean.
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